vendredi 17 novembre 2017

Inter STELLE ART

A l’heure qu’il est tu dois sans doute dormir…finalement j’ai souvent été dans cette position et surement pour une raison précise…vaguement précise. J’ai une fâcheuse tendance à réduire l’intelligence à l’empathie, la tolérance, la gentillesse. J’aimerai te mettre au défi de trouver un moment où j’aurai pu être méchant, ou laisser penser que mes intentions à ton égard étaient néfastes…dans le sens où, même sans te faire du mal, j’aurai su…que ne rien faire pourrait te blesser. Ça n’est jamais arrivé.
Depuis ce Tunnel Boring Machine, j’en fais l’expérience et des tas de question m’assaillent. Pourquoi après m’avoir blessé comme tu l’as fait…sans aucune raison évidente (à ma connaissance nos rapports n’ont jamais été aussi schématiques que « tu me donnes…je te rends. »)…tu restes muet. Je te connais assez pour savoir que ton silence est réfléchi, ton silence est une forme de distance entre l’anecdote et l’affect. Mais soyons sérieux … ce soir-là je n’ai fait qu’essuyer des remarques qui a défaut d’être drôles étaient vraiment acides. Le genre d’acide qui fait fondre les certitudes. Tu ne devrais pas sous-estimer ton capital vexant. Je peux encaisser les remarques débiles en mode… « Boris il est négligent, égoïste, excessif, immature… blah blah blah» Pourquoi pas ! Mais aller jusqu’à la caricature du Boris qui profite…qui utilise…qui se sert de … vraiment à quel moment tu as trouvé ça drôle ?
Je ne pense pas que tu aies cherché à être drôle, je pense qu’il y a une intention derrière tout ça. Mais comment en arriver là, de nulle part…en arriver là ?! Tu me connais, tu connais ma sensibilité et tu sais que ces mots sont assez réfléchis pour me faire vaciller…Mais laisse-moi te dire une chose, j’en ai marre de vaciller, de brin baller, de me retrouver dans les cordes pour des raisons ou des motifs que je ne contrôle pas…Qui ne me regardent pas où dont on n’a pas cherché a partager avec moi la raison d’être. Je voulais et je me réjouissais de passer un moment avec toi et sous prétexte que je n’étais pas assis à tes côtés…en sommes-nous là ?
Non, c’est impossible. J’ai parlé d’intelligence plus haut et ça ne colle pas, ni avec toi, ni avec l’image que je me fais de moi. Peut-être, ai-je une mauvaise image de moi…peut être devrais-je me remettre en question…
Je le fais tout le temps, en tout cas à chaque fois que tu as pu ma lancer une de ses piques dont tu sembles avoir le contrôle absolue (et parfois à juste titre…Tu m’as fait grandir, tu m’as responsabilisé sur beaucoup de plans et envers beaucoup de chose, c’est indéniable)…Chaque fois, je me suis dis… « C’est vrai, là il a raison, t’es con Bob ». Et tout ça sans parler des conneries que j’ai pu faire et dont je serai mort de honte si tu l’apprenais. Mais là je ne comprends pas…Ni le sens, ni l’intention. Ce soir il m’est impossible de trouver le sommeil, il est 3h54…et tu dois bien dormir. Je ne dors pas moi. J’arrive pas a comprendre que tu ne sois pas capable de répondre à 2 SMS que je t’aies envoyé, qu’après m’avoir clairement fait comprendre que je n’avais pas ton intelligence, tu aies pu me reprocher de ne pas être resté plus longtemps avec toi sous prétexte que tu m’avais invité…
Je n’ai jamais été aussi en colère contre toi. Finalement pas à cause de ces manières puériles d‘essayer de me dire je ne sais quoi…mais juste pour une fois de n’avoir pas été à la hauteur. Mais je ne m’en fais pas, ça m’est arrivé aussi, et ça m’arrivera peut-être encore. Mais aujourd’hui toi et moi, si on veut grandir ensemble, on doit être capable de l’entendre. Moi je l’entends…


mardi 27 décembre 2016

It's a question of TRUST :)

Salut mon frère,
Le hasard fait bien les choses…à peu de chose près, ça fait un an que je ne suis pas venu ici…et pourtant il semblerait que ça soit pour les mêmes raisons : Je pense à toi.
Et il y peu d’espace…et encore moins de personne à qui je peux parler de toi. Les fêtes se sont plutôt bien passées, en tout cas maman a réussi à nous faire croire que les trains n’ont jamais existés…et si Kultur n’était pas là, je ferai toujours autant de fautes d’orthographes. Le reste importe peu…le reste va disparaître aussi vite que nous.
Tu n’imagines pas la force qui est en elle...Parfois, quand je danse avec maman, que mes yeux croisent les siens... l’espace d’un très court instant tu existes, tu es juste entre elle et moi. Entre elle et nous. A ce moment précis je suis coincé entre l’envie de te haïr et la compassion la plus intime.
Je pense à toi. Vraiment, je pense à toi. Tu nous manques. C’est mots sont tellement évidents qu’ils me saignent de les écrire. Mais ils ne me restent que cela…des maux…au risque de te rappeler ton père et ses jeux de mots pourris. C’est triste de me retrouver face à ce clavier et de chercher les bons mots.
Ben, je vais aller me coucher…parle-moi plus souvent, même dans le silence…sois sure qu’il y aura toujours un regard perdu pour trouver l’une de tes blagues les moins drôles…marrantes !
Je t’aime.
J’aime me croire libre et pourtant aujourd’hui tu détermines chaque choix, chaque question sans réponse, chaque désir sans raison…chaque folie sans lendemain.

S’il y a un endroit où l’on peut se retrouver…je dois m’efforcer d’oublier qu’il existe, car la vie est belle et j’ai fait le choix de me battre pour elle.





vendredi 18 décembre 2015

Let's dance ,)

On ne va pas se mentir…ça fait un bail. Très clairement je suis rentré chez moi en me disant une chose, seule et unique…j’ai envie de parler, de te parler. Mais la seule chose que j’entends c’est des accords de guitare un peu à côté de la plaque…mais quand même ça me parle.
Je suis qui ce soir ? ok, je parle de manque, je suis en manque, j’ai envie de plus, de plus loin, de plus fort, de tout ce qui n’est plus possible. Et forcément ça bloque. Je ne pense qu’à toi ce soir, cette pensée m’enfonce le visage dans la merde et pour respirer…

Pourtant pas l’ombre d’un suspens de film d’horreur à la con…juste du solide, de la matière et quelques certitudes. Je ne te croiserai plus jamais, je me dis que j’aurais pu être un guerrier à tes côtés. Je voudrais croire qu’il y a autre chose, un endroit où les esprits se croiseraient pour se dire la vérité. Mais il n’y a que nous, toi et les sons qui m’entourent sans que tu y répondes. Drôle de monde nan ?

jeudi 25 décembre 2014

such a long TIME ,(

ça fait un bail que toi et moi on s'est pas parlé.
Je vais essayer d'être juste.
Juste moi même.

ça fait clairement super longtemps que j'ai rien eu envie de dire. Pour plein de raison...Quand il s'agit de revenir au fondement il me faut un vrai point de départ. Je parle de géographie.

Comme si la fusée Ariane pouvait décoller d'ailleurs que de Kourou...
Ben non, c'est pas possible et j'y suis pour rien.

Pour autant, je livre ici (depuis un bail) mes états d'âmes, mes angoisses principalement...et quelques envies (le tout emballé dans un emballage plastique qui rend la lecture parfois un peu flou...c'est une question d'optique, le plastique déforme comme le verre.)
Bref venons en au fait...

Ben oui c'est à toi que je parle...Si t'es là c'est qu'on a un truc à se dire.
Si tu devais résumer ton rapport à l'invisible, sans tomber dans la caricature, tu dirais quoi des énergies qui t'entourent sans que tu puisses les comprendre ou y participer ?

Ps : Une énergie peut aussi nous tirer vers le bas...C'est d'ailleurs celle qui est le plus souvent à l'oeuvre dans ce monde, et c'est une championne de l'apparat, son déguisement préféré...Le bon sentiment...Mais shut !

La terre s'est dérobée sous nos pieds il y a tellement longtemps qu'on en a oublié l'impression, j'aimerais être cette noix de coco secouée par les forces du monde, ramenée à ma simple nécessité d'être ce que je suis au moment ou j'ai encore la chance de l'être. Une petite choses vivante qui a besoin de l'Autre pour s'y fonder. Et le verbe FONDER prend tout son sens au moment même ou le sol semble se dérober sous nos pieds...Tu l'as déjà senti toi pour du vrai ?

Tu vas m'envoyer dans la gueule que j'ai jamais connu de tremblement de terre...ou d'éruption volcanique. C'est vrai je vis dans une zone bien loin de toutes ces menaces. Aussi absurde que cela puisse paraître, je m'y suis toujours senti prêt...à tout perdre...a me sentir nu et seul. J'ai beaucoup perdu ceci dit.
J'ai rien de moins que toi qui lis ces lignes...Tu n'as rien de plus que moi qui lis ces lignes, on peut tout se dire.
Explique moi un truc : dis moi pourquoi tout semble si tendu quand je suis avec toi parfois ? Pourquoi le temps et l'espace susurrent-ils des mots mots dures en te voyant chercher ta place, tes mots, ton rôle...?
Attendre, c'est un truc que tout le monde trouve à sa portée. Agir c'est un truc que beaucoup trouvent risqué. Pourquoi ? La peur d'être à côté, d'avoir mal fait...de louper l'autre.

Je suis l'autre.
Je suis l'ombre de l'autre. C'est un peu moi. Juste un peu...mais jamais plus.











jeudi 7 novembre 2013

Les mOts.

...sont forcement dur a trouver. 
Je me suis souvent posé la question de l’égoïsme.  C'est quoi être égoïste ? Réaliser que cette phrase se termine par un point d’interrogation ou un maux ? J'ai quoi a raconter ? Toi, tu as quoi de plus a raconter ?
On se définit fatalement par son prochain, et mon prochain me fuit. Dans la mort, le romantisme, l'imaginaire...l'alcool...voire même une forme d'agressivité que je n'arrive pas, moi même a canaliser...parce que j'en suis rempli jusqu’à la glotte, mais quand même "merde alors, on est pas des sauvages..."
On va pas se mentir, toi et moi on sait pertinemment que l'un d'entre nous sait de quoi il parle. D'ailleurs, t'es qui toi ?
Je veux dire, celui a qui je parle ce soir. Et moi, qui suis je finalement pour poser ces questions, sans rien même juger de quoi que ce soit... il y a la question de la faute sous jacente...La faute à qui ?
On se pose la question quand la chaudière qui nous chauffe les muscles se fout en panne sans crier gare...Parce que merde, on est mieux au chaud. J'ai froid. Le froid me fout mes boules, le vide me plaque contre le mur en me disant, "tu vois connard, je te l'avais dit!". Et rien que pour ça je lui en veux. Il serait prétentieux de dire que la mort m'a approchée, pourtant elle s'est penchée sur moi, dans un rêve...Un cauchemar plutôt, les yeux dans le néant elle m'a chuchoté un truc...Un pavé de merde, qui ce soir trouve à nouveau son sens. Je nage dedans depuis le 24 septembre, et depuis rien n'a plus le même échos, les murs semblent se foutrent de ma gueule en changeant les rimes, mais au final je connais la chanson. Tout ça pour ne pas parler de toi...du seul qui compte, de mon passager secret, cet indécrottable sentiment de culpabilité qui ma colle aux basques. OUI, toi, tu me fais chier et je t'emmerde Benjamin. C'est dur d'écrire ces mots, plus encore de ne pas chialer en les relisant, mais quelle vérité tu as éclaté dans ton départ. Tout en moi est en ébullition, mes limites et mes extrémités se font de l’œil. J'ai peur de mourir pas pour moi même mais en imaginant la peine de notre mère...je sais que je suis prêt a tout, je suis comme un œuf au plat qui ne veut pas voir son jaune s'étaler dans la poêle. Ma vie est nouvelle, et ça, peu de gens peuvent le comprendre. Toi par contre...avec le temps, la colère remplace la tristesse...est ce que je ne valais pas une dernière chance ? 
Une dernière bataille du genre de celle que tu aimais au cinéma, et dans laquelle, je suis sure sure...
j'aurais adoré être ton second. Merde, je me sens comme abandonné, comme en dessous de toi, de ce que tu as jugé bon de quitter, je t'en veux à mort mec.









mercredi 22 mai 2013

9 jours plus tard...


Swan, ça veut dire « printemps » en Viet. Du moins c’est ce que j’ai cru comprendre, ou voulu comprendre. Bref, c’est comme ça que je t’ai appelé, je trouvais ça beau et c’était l’année des « S ». Je me sens redevable et il faut que je parle de toi. J’ai senti la vie quitter ton corps, pas comme je l’avais imaginé…pas comme King Kong dont le cœur ralentit pour s’éteindre dans l’ombre. C’était plus tendu, comme une corde qu’on tire soudainement et qui envoie en l’air des volutes de poussière. Me reste que ce caillou et des tonnes de souvenirs. Caillou imprégné de tes cendres et d’essence, une idée d’Hugo…un truc de samouraï ou je sais pas quoi, mais complétement en accord avec ce que tu méritais ; de l’air, des cendres, le vent pour t’emmener loin de la pluie. J’ai tourné ta tête en cherchant le sud, en me disant que tu aurais plus de soleil, je voulais que tu aies chaud pour toujours. Le couloir me semble vide, ton fauteuil s’emmerde sans tes poils, ton odeur va manquer à ce putain de quotidien. Si j’étais un marin perdu dans une tempête je penserais à chercher un phare. Je suis un mec perdu et t’es plus là. Je suis toujours rentré pour toi, comme une encre qui me rappelait que j’avais fait un choix et qu’il fallait le respecter. J’ai fait de toi une sorte de gouvernail qui m’a toujours ramené ici. Chez moi. Chez ma mère ou auprès de ceux qui t’ont aimé, qui m’ont aimé...Je ne comprends pas ce qui se passe dans ma tête, je sais que tu es un chien, mon chien…et qu’en plus c’est normal qu’à 12 ans tu aies envie de nouveaux rivages. Mais tout me renvoie à la vie, à sa fragilité, aux choix que j’ai fait, et c’est plus du tout une histoire d’animal de compagnie. Souvenirs…Tu es allé en corse, tu avais peur du vide, te faire traverser un interstice de vide…C’était compliqué. Tu as pris le bateau, fais plus de 1000 km en voiture, traversé la méditerranée. Ton truc préféré (tes trucs préférés) c’étaient les miens…J’ai une sorte de fierté que tu m’aies autant ressemblé. La mer, Wissant, des étendus de sable ou d’eau. Les caresses derrière l’oreille, caresse tout court pour moi. To care about…TO caresse about ? « YOU »…Putain d’anglais, mais quand même, c’est la première fois que je fais le rapprochement. Bref, ce soir je pleure de te savoir sous la terre de mon jardin, c’est l’ordre des choses, je râle pas contre ça…Je me dis juste que c’est fou la place qu’une boule de poils aussi puants que les tiens ont pu prendre dans ma vie. Je t’ai voulu Swan, très fort, assez fort pour qu’un diamant perché sur une bague me décroche de mon rêve et te fasse arriver. T’es en plein milieu d’une histoire…Et toute histoire se construit au fur et à mesure. Tu fais partie de mon histoire, je suis une partie de toi et réciproquement. Je le sais, j’en suis fier. Et je ne peux pas quitter cette journée sans exprimer ma reconnaissance pour TOUT ce qui es as été. (ok, cette journée est déjà finit, tu es morte à 19h33, un 22 mai. Il est 01.13…et c’est déjà demain, le 23.).
J’ai pas d’enfant, j’aurais pu être papa d’une fille de ton âge au moment où j’écris ces mots (en âge d’homme), mais la seule chose que je pouvais assumer c’était toi boule de poils. La maintenant c’est diffèrent, forcément  je suis différent. J’ai aimé ta gentillesse, cette forme de désintérêt calculé dont tu étais capable, je crois que n’importe qui de gentil aurait pu t’emmener. Pourtant, bordel…personne t’a emmené, t’es resté avec moi jusqu’à ce que « je décide que ça soit la fin. » (je déteste cette phrase, mais je vois pas d’autres vérités). Swan tu es partie, j’espère avoir fait de mon mieux même si ce n’était pas parfait. Je t’oublierais jamais, pas seulement pour l’amie que tu as été, mais pour toute les leçons que tu m’as apprises. T’as été plus qu’un chien, t’as été mon choix.

lundi 13 mai 2013

First draft. First step.


Au crépuscule

En arrière-plan un avenir proche, une catastrophe naturelle dont l’impact est globale. Les hommes qui habitent cette planète vont devoir subir des changements brutaux irréversibles, le soleil sera voilé d’un nuage de cendre pendant les 5 prochaines années…

Un jeune garçon, Camille, quitte le lycée et doit retrouver ses parents chez sa grand-mère qui vit dans le sud de la France. Un vieux quitte la maison de retraite qui se vide de ses pensionnaires, il connait la mort pour en avoir fait son métier. Une mère ne se présente pas devant l’école de son petit garçon de 3 ans et le laisse seul.

Les chemins se croisent, Camille entraine dans la lumière de sa personne l’avenir et la mémoire d’une famille qu’il recompose. Ensemble ils traversent une partie de ce monde qui brille plus encore en attendant le dernier crépuscule.

Entre parcours initiatique et récit contemplatif, « Au crépuscule… » Met en scène les liens profonds qui unissent ces 3 générations d’homme pourtant si différents, et pour lesquels la terre ne semble pas trembler.