samedi 23 août 2008

29 aout.

Dernière semaine. Waow, ça passe vraiment différemment le temps dans un monde aussi parallèle. Impatient de retrouver une vie plus quotidienne, même si je mets déjà en place un plan qui m’en éloignera bien plus que le club med. J’aimerai trop te lire, n’as-tu plus rien a me dire, c’est ce qui m’effraie le plus je crois, ou est-ce simplement secret…Un je t’aime n’a rien d’un secret. J’espère le lire bientôt.
Plus de 2 mois viennent de se dérouler sans toi, incroyable, c’est fou comme le temps est relatif, pour toi, d’ici 10 jours tu fêteras ton 1er mois. Ça devrait me rassurer, la vie est un flux que rien n’arrête…si ce n’est le corps qui refuse de se plier a cette force sacrée. On dit du sacré que c’est tout ce qui contrôle l’homme d’autant plus qu’il croit le contrôler. Secondairement il s’agit des catastrophes naturelles, des maladies, mais c’est avant tout le corps, réceptacle de mes émotions qui est le maître à bord. Ce d’une vraie dualité dont il s’agit et d’un vrai combat. Je me dis que la sagesse vient avec le temps, et que je suis encore loin d’être sage assez pour trouver un terrain d’entente entre les 2 parties qui s’opposent. L’esprit est volatile, il peut aisément surpasser la réalité, la poésie n’est jamais très éloigné dans ce genre d’évasion. Le corps reste, le corps plante le décor, il sue, suinte, jouit et sécrète toute sorte de malaise. Je veux trouver l’équilibre qui m’apportera le bonheur et la sérénité. Je pense souvent au bouddhisme sans savoir pourquoi, comme une intuition, mon voyage en Thaïlande pourrait alors je l’espère m’apporter le remède de se résidus paternel. Les yeux, le visage, l’humour…je prends, l’angoisse permanente je te la laisse.
Un gamin m’a laissé un mot d’adieu des plus troublant « Bonne continuation pour ton apprentissage »…mon esprit a continuer sa phrase en ajoutant « …de la vie ». A l’évidence je suis en plein dedans, dans cet écoulement d’inattendu, de déception, de rencontre improbable, de certitudes qui vacillent.
J’avance, seul, d’une certaine façon je l’ai toujours fait. Peut être pour toi est-ce la 1er fois que tu le fais, j’aimerai tellement en avoir un peu plus, suis-je trop curieux, trop gourmant, trop amoureux…Si l’amour se mesurait, on pourrait facilement le diminuer comme une dose médicinale lorsqu’elle provoque des effets secondaires désagréables…si l’amour se mesurait, ça deviendrait surtout vite un joyeux bordel. Est-ce que j’ai besoin d’être contrôlé par une force intérieur qui d’une certaine façon fait des choix que mon esprit peut transformer en apprentissage si il prend le bon chemin…J’en sais rien, je me sens emporté par l’Isère dans l’un de ses rapides, essayant tant que possible de sortir la tête de l’eau pour m’assurer que les autres sont toujours derrière.

lundi 18 août 2008

Waow da mougnouuuu




Ça y est, j’y suis. Ou ça me diriez vous avec un air déconcerté ?...La tête sous l’eau, mais sans boire la tasse. Le visage piqué par le froid, les yeux grands ouverts sur un fond troublé et incertain. Le plus dure dans l’apesanteur (un motif qui m’obsède) c’est de trouver la bonne position, un équilibre bancal sans point de repère…je sais ça parait non seulement géométriquement infaisable mais aussi hyper abstrait. Le truc est que traduire un sentiment n’a jamais était une chose évidente, surtout quand gamin on détestait les théorèmes de mathématique. Je me souviendrai a jamais du nom de ma prof de math au collège…md Sequi. On peut se demander qui était cette madame au nom si révélateur, à vrai dire je m’en tape, elle a sans doute joué un rôle décisif dans l’orientation de ma vie. C’est grâce a elle si je suis parti en littéraire...
Donc je suis là, au seuil d’une inattendue nouvelle phase de vie. Je pensais avoir tourné une grande page avec ma pierre précieuse et en entamer une nouvelle avec un amour qui a déboulé dans ma vie comme une avalanche. Mais nos choix respectifs nous imposent à l’un et l’autre de vivre séparément.
Autant dire que ça a assez mal commencé, pour devenir un véritable combat contre moi-même. C’est vraiment de ça dont il s’agit, comme si deux personnages vivaient a l’intérieur de moi et que l’un deux essai de m’emporter vers le fond.
Depuis ma première chute sentimentale, disons plongeon…je vie avec une certaine rudesse ma relation avec cet autre qui une fois attaché, mais du temps a retrouver une distance « normal » avec le sujet qui l’obsède. Cette nuit, je lui ai cassé les couilles avec un sociologue, René Girard, a chaque fois que l’objet de mon obsession revenait m’empêcher de dormir, je lui lisais un nouveau passage de « La violence et le sacré ». Y’a tout de même fallu que je m’y reprenne a 5 fois avant d’avoir raison de lui et de passer une nuit de sommeil normal.
Autant dire qu’il faut que j’accepte qu’une transition s’impose et qu’il me faut le saisir avec la même précision qu’une navette qui pénètre la couche d’ozone…l’idée étant d’atterrir sain et sauf.
C’est marrant comme beaucoup de chose peuvent s’expliquer en si peu de temps, mais pire comme peu de chose peuvent rester un éternel mystère. Quand on est dos au mur, y’a qu’une façon d’avancer, c’est de reculer et de réfléchir au chemin le plus adéquat.
C’est ce que je fais. J’en dirais plus une fois sure d’avoir choisi le bon.