dimanche 13 décembre 2009

Tom Pomme d'api tapie Tapie....tapie ROUge !!!

On aurait pu passer notre VIE a attendre d’être français…Pourtant personne ne m’attend, finalement la seule chose qui pourrait être susceptible d’être au seuil du monde, c’est l’autre, c’est TOI. J’ai passé vachement de temps à tenter de comprendre l’autre. Celui qui est LA mais qu’on ne ressent pas, celui qu’on attend, celle qui ment, celui qui ignore, et tous ceux qui sont dans la vie avec tout ce que cela suppose comme erreurs et irrémissibles compromissions.

Et moi alors, où je suis ? parce que faut pas croire que je me pose pas cette question, tiraillé entre le désir et l’incapacité de comprendre ceux que j’aime…Ceux là même qui m’emportent au-delà du réel ou mieux encore, ceux qui me rappellent à quel point il est sensitif, impressionniste, tactile…sexuel ce réel.

Honnêtement, ça fait un bail. Je suis aussi comme ça…Dans l’espace, dans l’attente…j’aurais aimé qu’on m’attende, j’aurais aimé qu’on me rejoigne, j’aurais vraiment adoré que tu sois là, que tu démentes mes pronostiques, mon pessimisme…ma violence, mes coups de poings dans les panneaux STOP. Ce truc en moi que je n’aime pas, que je comprend pas…qui m’échappe, c’est de toi dont je parle, l’absent. L’ami dont on tolère l’absence pour toutes ces raisons qui finalement n’entrent pas dans le procès d’un homme qu’on attend…qu’on espère, qu’on continue de pleurer, et aussi de désirer.

…la fainéantise, l’envie de dormir plus forte que celle d’aimer, de rassurer, d’être là où je t’attend, jamais je ne pardonnerais cela, ou pire, je peux pas le comprendre, je suis intolérant à ce niveau.

Y’a pas a dire, on est des êtres humains et je reste convaincu que cette espèce a besoin d’être aimée. Être aimé par sa source, par son affluent et le confluent qui va avec.

Mais rien ne change à l’état de fait, un appel, une envie et le vide de ta présence. On ne construit pas une maison sur des piliers en bambou…Ou alors on grandit dedans et du coup, tout est clair, cette baraque s’effondrera un jour. D’ailleurs la question n’est pas de savoir si elle tiendra l’éternité…L’éternité EST un jour. Ce jour c’est celui de l’amour. C’est tellement dur d’être seul, je veux dire, d’être oublié par sa source, comme malmené par le courant au-delà des rapides…et en fait de trouver ça cool.

Je ne me plains pas. Je constate. L’homme est une belle saloperie qu’une poignée d’étoiles vient tirer de l’oubli. Je suis français, et j’ai même la chance d’être aimé, de pas avoir de raison de vouloir m’endormir ce soir…de chercher la chaleur d’un corps…car c’est le corps que je désire…cette obscurité dont il voudrait se couvrir, au chaud, pendant l’hiver…Je l’emmerde l’hiver !