Demain je tourne ce deuxième film. Aujourd’hui une petite ritournelle m’a trotté dans un coin de la tête, sans savoir d’où elle venait, d’un coin récemment dépoussiéré de mon cerveau, ou d’un autre…que j’aurais lu au hasard d’une page perdue. Ça faisait : l’amour tue, ne plus l’être est une torture. C’est vraiment bizarre car rien ne laissait présager ce type de fin de couplet, si ce n’est les quelques mots que tu as voulu partager avec moi. Et pourtant, les heures passaient…avec ces mots entêtants. J’ai toujours eu un sixième sens, une sorte de disposition au présage, une vraie intuition sur la nébuleuse d’émotion dont je suis moi même en orbite. C’est rigolo, car sur le moment même, je la vois comme une inspiration, et c’est seulement une fois heurté par la réalité des sentiments et sa confusion que je comprends…et que tout s’éclaire. Demain…pardon, c’est tout à l’heure que je tourne « Absent », faudra la tordre, la plier en mille morceaux lui donner la forme qu’il faut à cette mélancolie. Mais au final c’est une pote plutôt habituée du quartier, demain, on la remet a sa place et on garde le cap !
Demain…merde, faut que j’arrête de penser que je vais dormir, dans quelques heures, y’aura la foudre, la pluie, le vent chaud d’une fin d’été…et moi.