dimanche 15 juillet 2007

WEEK [never] END


Après le festival SONART, nous avions tous besoin d'un grand bol d'air. Cette destination garde secrètement un pouvoir vampirique sur moi, j'ai même pensé au jour où je ferai un enfant (elle est bizarre cette expression, faire un enfant...) c'est sur la terre des deux caps que tout commencerait pour lui, et dieu sait si c'est chargé de symbole pour moi.
Wissant, on y est arrivé le vendredi soir vers 21h00. Le temps de regrouper les copains, de passer les coups de fil, d'organiser le small trip...Et surtout de trouver une solution pour embarquer la Swannou nationale, que j'avais cruellement délaissé depuis une semaine. Jerem nous a lâchement abandonnée, ce qui m'a vraiment surpris de la part d'une warrior qui n'avait a priori plus rien a prouver dans ce domaine, les gens ne changent pas forcement, mais la météo elle, oui !

Le temps de monter les tentes, et ops...courrons voir maman, elle était plate, magistrale dans les subtilités fluorescentes avec lesquelles elle retenait amèrement les derniers rayons de soleil. Quelques bières dans le dunes, quelques histoires drôles, on se laisse bêtement imaginer avoir gagné la cagnotte de l'euro million; bordel géant, course d'airBUS, croisière en voilier avec les potes...durée de vie du groupe estimé après le gain : 2 mois a tout casser…quelques savoureux moments de silence nous ramènent sur terre, et tout compte fait, rien n'aurait pu acheter ces furtifs moment magiques passés ensemble. Dodo avec des ronfleurs, c'est l'horreur !
Du coup le bob sort faire un tour, et se rend compte que ce sentiment étrange de se sentir chez soi est fortement lié à mon grand père, qui reste à l'origine de tout ça, moi, ln, mon adolescence passée ici, ma famille qui me rejoint demain, ce que je suis devenu...ça fout un peu le vertige et ça n'aide pas forcement à trouver le sommeil.

Lendemain, réveil pluvieux, on se décourage pas, ça sera l'aqualud du TOUQUET, rigolo mais pas trop.

Iza, véro, les cousin(e)s et leurs amies, tout ça fait du monde. C'est marrant aussi loin que remonte mes souvenirs, notre famille a toujours eu cette ouverture vers les autres. Avec mes potes on est 6, et c'est comme si tout le monde se connaissait depuis un bail !

Avant le feu d'artifesse, on boit un apéro sympa en écoutant plein de musique, je suis hyper content de pouvoir faire mon ptit Dj'...l'alcool monte doucement, les artifices sont pittoresques mais le sable frais dans lequel on s'est tous enfoncé pour observer les étoiles artificielles me prend dans ses bras et je me laisse faire.

Partir trop tôt n'est pas forcement une bonne chose, attendre c'est aussi risqué de ne pas prendre son temps le moment venu. En tout cas, je pense que dans la famille c'est un gêne qui s'est transmis facilement, si j’en crois une certaine habilitée qui m’habite à consommer la vie par pulsion, comme ma marraine ce soir !

Où je veux en venir, peut importe, je reste juste convaincu qu'il faut aussi saisir des opportunités au risque de se mettre en danger pour vraiment sentir la vie derrière soi te pousser...car naturellement c'est vers l'avant qu'on va tous...

Le ptit dimanche pluvieux…que c'est bon d'entendre la pluie sous un tente ! Quelques heures plus tard, le soleil frappe l'étang dans lequel j'ai terminé seul avec mon chien la soirée de la veille. Une baignade nocturne à poil, comme mon chien tient, seul avec les blaukhaus qui trempe des pieds sous le regard des étoiles, jalouses...et on reprend la route vers la ville, j'ai trop besoin de ce lien spirituel avec la nature, c'est une relation de dépendance en fin de compte, quand elle m'entoure je me sens invulnérable, j'ai envie de me diluer en elle, comme une goûte de sirop qui disparaît dans un verre d'eau et change sa couleur à jamais.

lundi 2 juillet 2007

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On s’abîme.

On se la colle grave. On s’arrache ou se déchire. En définitif, qu’est ce qui se cache au fond ?

C’est quoi ce truc qu’on ignore, qu’on ne contrôle pas, qui se manifeste sournoisement au meilleur moment de notre vulnérabilité. L’espoir de rester connecté à un espace temps qui me parait être le plus propice au maintient d’un état de stabilité plus qu’acceptable…c’est la survie ça non ?

Alors c’est de ça qu’il s’agirait, cette part insoumise qui stagne silencieusement, combat aussi férocement que possible mon profond désir de maintient, le funambulisme de l’oublie, au risque de tomber si bas, que rien ne laisse plus de trace dans ma mémoire, juste sur mon corps, quelques hématomes, des griffes…Je m’abîme.