dimanche 18 mars 2012

L'olivier...au printemps.

So let’s talk.

Je ne crois pas avoir déjà aimé le noir. Et je crois encore moins que mon putain de clavier sans fil arrive à suivre le fil de mes doigts sur lui. En arrivant sur Valenciennes, j’ai vu d’abord cet immense monstre de ferraille éteint…plongé dans le noir, seul et pourtant immanquable. Ça me renvoie à moi. C’est prétentieux comme idée nan ?

Cette discussion avec toi Romain a su toucher le nerf sensible…celui sur lequel il ne faut pas courir avec des baskets trop amochées. Finalement j’essaie tant que possible de ne pas voir l’évidence. On fait tous pareil nan ? Mais t’es un mec intelligent et tu as su trouver la faille. Comme je t’ai dit tu as une force certaine, évidente, facile j’ai envie de dire…facile a justifier.

C’est drôle comme au final il faut trouver une fin à toute chose, le début d’une histoire, d’un trajet, d’une soirée…D’une nuit, tout le monde s’en fout !

Pourquoi tout ce qui est facile m’emmerde. Pourquoi je ne vais pas me coucher ? Pourquoi je suis tant en colère…qui m’a dit ça, c’est toi Perrine ???

T’as raison, t’es assez équilibré face au néant pour ne pas avoir tord. Mais ça me gonfle cette façon de ne rien dire. Bien sure comment ne pas le faire au final, sans être un VRAI égoïste ?

Je dis VRAI en majuscule car j’y ai réfléchi longtemps maman, assez longtemps pour rejeter tes accusations en bloc et affirmer du haut de ma piètre existence que je ne suis pas ça, cela…ou juste ça et rien d’autre (épanorthose au passage qui ne mort personne…mais que je suis très fier de placer.)

Il y a un truc, une force, une fréquence, une température très particulière qui peut nous faire tout accepter. L’absence, le gouffre…et j’ai aucun doute que mon besoin de cinéma - au sens d’une forme de résistance à l’oublie - et de musique participent à cette façon d’être là, au risque de ne pas être vu, lu, compris.

La plupart des gens qui m’entoure sont au delà de tout ça, et ça me tasse les vertèbres. Ça me rapetisse pas pour autant, ça me renvoie juste à cette éternelle question de taille, taille d’engagement, taille de cylindre, taille de vie…C’est quoi la taille de ta vie ? C’est quoi la taille de la vie des gens qu’on aime. C’est quoi ces questions à la con.

J’ai peur que tu me quittes, j’ai peur que tu te laisses submerger par tout ça, ces trucs que j’arrive à juguler en écoutant Portishead. Ces trucs que j’arrive a poser a terre car j’ai le socle, celui sans lequel rien ne tient et pourtant pour lequel tu dois laisser une part de tes trippes derrière toi…pour l’obtenir.

Me quittes pas.

Jamais.

Je serais seul et personne ne me comprendrait alors.