dimanche 11 décembre 2011

k-mel

Parlons d’égoïsme :

Attitude ou expression de celui qui parle sans cesse de soi ou fait constamment référence à soi.

source : http://www.cnrtl.fr/definition/égoisme


Je dois être honnête, à cette heure ci (5.28am), c’est dur. Dur a en perdre son « D » le même que DIEVAL. Je suis une Petite Utopique Très Embarrassée par tout ça…le ça, le tout ça, le : « sur mets la moi bien profond », le « je t’emmerde t’es pas là… ». Le vrai, le craquement d’os, celui des articulations coincées entre le cartilage, le correcteur d’orthographe de ce putain de word, le « moi ». Le « soumet la moi pour du rire…mais quand même, n’oublies pas que c’est pour du faux tout ça ». On a tous relativement de quoi répondre à ces quelques lignes. On a tous des hommes à citer…des belles phrases a dire…pour te dire de la fermer, sauf qu’a l’heure ou je suis là (comprendre envahis par le ronflement maternelle du temps qui s’écoule) toi tu t’écoules dans les grains de sable du marchand qui m’ oubli. Et rien que pour ça, je suis jaloux, bon pas trop, mais un peu quand même. Tu sais quoi, je viens d’avoir une idée, on fait un concours, demain on compare nos rêves…Zut, j’avais oublié, t’es le seul bobo a les partager.


samedi 19 novembre 2011

sans titre mais...épicé (pas trop)

Il était une fois…un regard hagard, (je n’étais pas sure de l’orthographe sur ce coup là)…

C’est déjà un bon début nan ? Nan t’as raison ça n’a rien d’un début. Mais c’est un début (quand même). Le truc est que la fourmi s’est éloignée de sa colonie, et que fourmi ça ne prend pas de « E ». Je parle pour ne rien dire sans doute pour mieux cacher une vérité que je n’arrive pas à traduire en mot…en mot d’homme, en tout cas de ceux que MA civilisation a mis à MA disposition pour m’exprimer. Au plus j’avance dans la vie, au plus j’en viens a penser qu’un gros connard a su trouver en lui suffisamment de talent et de conviction pour faire croire à tout le monde que l’Homme avec ce grand « H », n’est fait que pour parler en mot.

Alors que la grimace, le cris, la contorsion, la merde en dit parfois plus qu’une longue tirade…Le cris et la parole valent pour la trompette, le soprano, le cliché, le geste dans l’espace temps et tout ce qui n’a rien d’intelligible mais qui transpire d’humanité. Ça m’arrive de la voir cette chose fragile, c’est petite bête farouche qui ne demande que des caresses, de celles qu’on poserait sur la tête d’un enfant à qui on voudrait transmettre, partager…parfois même faire croire. J’écris seul souvent le soir, que certain soir…je n’écris que certain soir seul. Etre seul me fait il écrire ? Faut que j’arrête de parler de moi… En même temps y’a que moi pour penser que je ne suis pas seulement moi même, mais la somme de toutes les existences qui m’ont précédées…(pas si seul que ça au final car cette idée n’est pas de moi). Mais elle est belle et tragique. Je crois à la nuit en hiver, à tous ces sons qui sonnent étrangement étranger dans la brume, aux cris d’Artaud, aux cauchemars de Nietzsche…je ne sais pas grand choses, mais je sens beaucoup trop de chose ; frustration et confusion = cocktail de merde qui te rend malade le lendemain. Je parle…je parle, mais à l’arrivée (si tant est qu’on trouve la ligne) la seule choses à faire…c’est fuir, dépasser cette putain de ligne et courir juste pour sentir le vent dans ses cheveux, se voir au ralenti et se trouver beau, entier, enraciné…sain.

mercredi 7 septembre 2011

V.E.N.D.A.N.G.E

Venir dans votre pays sans le connaître
Ecouter les sons de vos paysages
N'attendre que labeur, vin et retraite
Dans vos vignes on apprend la sagesse

Ailleurs le monde tourne à l'envers
Nul doute qu'il n'est qu'angoisse et détresse
Gagnerais-je le plaisir d'un vers
Embarrassé par les joies de l'ivresse.

à Lilian et Martine / Domaine Matray, Beaujolais, Septembre 2011

Dans l'ordre.

Le 15/08/2011 (sur le papier j'avais écris 2012)
Anamur / Turquie.

Je viens de me souvenir d'un truc drôle. J'avais 14 ans et je passais mon 1er concours d'éloquence. Un thème au choix et un autre imposé. J'avais choisi la violence au cinéma: je venais de voir TUEURS NES et ça m'avait passionné même si j'avais pas tout compris...pour le thème imposé, impossible de m'en souvenir reste que j'étais bien emmerdé et que la seule chose que j'avais trouvé a faire avait été de noyer le poisson et faire marrer la salle. J'étais arrivé 3ème.

Une foule de gamin de cet âge vient de sortir de la mosquée qui fait face à la gare d'Anamur (ça se prononce anAMOUR, je trouve ça beau)...pour l'instant je vois que ça pour justifier ce furtif voyage dans le temps. Bientôt plus de 16 ans que je n'ai plus 15 ans et tout reste à écrire.
En soit c'est une chance, socialement parlant, si la normalité se définit par rapport à la majorité dominante...je suis aussi normal qu'ELEPHANT MAN. C'est justement là que les choses se compliquent, j'y ai pas mal réfléchis (c'est un luxe et ça serait dommage de pas en profiter) mais à défaut d'être compliqué je crois être assez complexe.

Est ce qu'on peut raisonnablement savoir où on va sans se poser la question d'où on vient ? Je me suis aperçu d'un détail qu'il ne m'est plus possible d'ignorer...
Il y a quelques temps j'étais au mariage d'un ami. ça faisait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi étranger parmi un groupe loin d'être inconnu. Des rituels à la con auxquels tout vilain rebelles finit un jour ou l'autre à s'y plier...ça doit être ça évoluer, j'ai peur de dire 'grandir'. En fait nan, je me refuse a penser grandir...je sais que je grandis chaque jour et pourtant...et pourtant...Au risque de laisser une avalanche de flèche empoisonnées de cynisme leur tomber dessus et de passer pour 'un' aigri, sans doute est il préférable de me considérer dans l'erreur.
Finalement tout est parti d'une erreur, sans elle pas de surprise, qu'elle soit bonne où mauvaise.
Et si mes erreurs (c'est pas moi qui parle, comprendre mes choix) n 'étaient que le prétexte d'un autre projet...qui m'englobe moi et les autres. Toutes ces choses que je mets en place depuis mes 14 ans, rencontres, boulots, études, amour(sans S), déceptions, voyages...si tout ça c'était moi et pas des étapes pour me trouver, me réaliser où je sais pas quelle autres connerie ?
Si finalement j'étais ce mec un peu solitaire, un peu maladroit avec ses acquis socio-culturels, un peu complexé. A 14 ans je me sentais assez seul pour m'inventer un copain, je l'avais appelé Jack et le soir a défaut d'avoir un chien, un robot intelligent, un E.T dans mon placard c'est à lui que je racontais ma vie. Ce soir je l'écris...écrasé par la chaleur moite de la Méditerranée. C'est doute mieux comme cheminement que sortir d'une mosquée...

dimanche 20 mars 2011

3 months later...

Est ce qu’il y a un moment pour parler ?

Parler de sois…parler tout court ?

Excellente question mon cher What’s going on…C’est sure, on est tous (plus ou moins) à la recherche de quelque chose, de l’ordre du bonheur, de la totalité, d’un ensemble, d’une fusion. Et c’est qui le grand vainqueur ?

…Comme ça je dirais…l’enculé c’est le grand winner, mais, a y réfléchir d’un peu plus près…je retire volontiers cette stupide réponse, qui plus est à une question aussi stupide. J’ai l’impression de me disputer avec moi même, au final, les disputes c’est le truc le plus inutile du monde (après l’invention du tremblement de terre, au risque de vexer les militants verts comme des tomates pas mures). Tout ça pour dire que 3 mois sans être passé dans le coin, ça m’interroge autant que le fait que Mark Hollis n’est rien sorti depuis mes 18 ans. Merde, ça fait déjà plus de 13 ans que j’écoute ce mec. Qu’est ce que c’est beau quand même…J’avais des choses a dire étant triste. La tristesse est finalement très fertile pour les connard comme moi…Mais je suis assez heureux depuis quelques mois, est-ce une explication à mon absence sur ce blog, j’en sais rien. J’en ai peur. Je parle avec la crainte de réaliser que la mélancolie est un moteur d’image chez moi, d’image ou de mot, de mot ou d’idée, d’idée ou d’histoire, d’histoire ou d’…

On se voit bientôt, « j’espère… »