samedi 19 novembre 2011

sans titre mais...épicé (pas trop)

Il était une fois…un regard hagard, (je n’étais pas sure de l’orthographe sur ce coup là)…

C’est déjà un bon début nan ? Nan t’as raison ça n’a rien d’un début. Mais c’est un début (quand même). Le truc est que la fourmi s’est éloignée de sa colonie, et que fourmi ça ne prend pas de « E ». Je parle pour ne rien dire sans doute pour mieux cacher une vérité que je n’arrive pas à traduire en mot…en mot d’homme, en tout cas de ceux que MA civilisation a mis à MA disposition pour m’exprimer. Au plus j’avance dans la vie, au plus j’en viens a penser qu’un gros connard a su trouver en lui suffisamment de talent et de conviction pour faire croire à tout le monde que l’Homme avec ce grand « H », n’est fait que pour parler en mot.

Alors que la grimace, le cris, la contorsion, la merde en dit parfois plus qu’une longue tirade…Le cris et la parole valent pour la trompette, le soprano, le cliché, le geste dans l’espace temps et tout ce qui n’a rien d’intelligible mais qui transpire d’humanité. Ça m’arrive de la voir cette chose fragile, c’est petite bête farouche qui ne demande que des caresses, de celles qu’on poserait sur la tête d’un enfant à qui on voudrait transmettre, partager…parfois même faire croire. J’écris seul souvent le soir, que certain soir…je n’écris que certain soir seul. Etre seul me fait il écrire ? Faut que j’arrête de parler de moi… En même temps y’a que moi pour penser que je ne suis pas seulement moi même, mais la somme de toutes les existences qui m’ont précédées…(pas si seul que ça au final car cette idée n’est pas de moi). Mais elle est belle et tragique. Je crois à la nuit en hiver, à tous ces sons qui sonnent étrangement étranger dans la brume, aux cris d’Artaud, aux cauchemars de Nietzsche…je ne sais pas grand choses, mais je sens beaucoup trop de chose ; frustration et confusion = cocktail de merde qui te rend malade le lendemain. Je parle…je parle, mais à l’arrivée (si tant est qu’on trouve la ligne) la seule choses à faire…c’est fuir, dépasser cette putain de ligne et courir juste pour sentir le vent dans ses cheveux, se voir au ralenti et se trouver beau, entier, enraciné…sain.

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