Salut mon frère,
Le hasard fait bien les choses…à
peu de chose près, ça fait un an que je ne suis pas venu ici…et pourtant il semblerait
que ça soit pour les mêmes raisons : Je pense à toi.
Et il y peu d’espace…et encore
moins de personne à qui je peux parler de toi. Les fêtes se sont plutôt bien
passées, en tout cas maman a réussi à nous faire croire que les trains n’ont
jamais existés…et si Kultur n’était pas là, je ferai toujours autant de fautes
d’orthographes. Le reste importe peu…le reste va disparaître aussi vite que
nous.
Tu n’imagines pas la force qui
est en elle...Parfois, quand je danse avec maman, que mes yeux croisent les
siens... l’espace d’un très court instant tu existes, tu es juste entre elle et
moi. Entre elle et nous. A ce moment précis je suis coincé entre l’envie de te haïr
et la compassion la plus intime.
Je pense à toi. Vraiment, je
pense à toi. Tu nous manques. C’est mots sont tellement évidents qu’ils me
saignent de les écrire. Mais ils ne me restent que cela…des maux…au risque de
te rappeler ton père et ses jeux de mots pourris. C’est triste de me retrouver
face à ce clavier et de chercher les bons mots.
Ben, je vais aller me coucher…parle-moi
plus souvent, même dans le silence…sois sure qu’il y aura toujours un regard
perdu pour trouver l’une de tes blagues les moins drôles…marrantes !
Je t’aime.
J’aime me croire libre et
pourtant aujourd’hui tu détermines chaque choix, chaque
question sans réponse, chaque désir sans raison…chaque folie sans lendemain.
S’il
y a un endroit où l’on peut se retrouver…je dois m’efforcer d’oublier qu’il
existe, car la vie est belle et j’ai fait le choix de me battre pour elle.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire