A l’heure qu’il est tu dois sans
doute dormir…finalement j’ai souvent été dans cette position et surement pour
une raison précise…vaguement précise. J’ai une fâcheuse tendance à réduire l’intelligence
à l’empathie, la tolérance, la gentillesse. J’aimerai te mettre au défi de
trouver un moment où j’aurai pu être méchant, ou laisser penser que mes
intentions à ton égard étaient néfastes…dans le sens où, même sans te faire du
mal, j’aurai su…que ne rien faire pourrait te blesser. Ça n’est jamais arrivé.
Depuis ce Tunnel Boring Machine,
j’en fais l’expérience et des tas de question m’assaillent. Pourquoi après m’avoir
blessé comme tu l’as fait…sans aucune raison évidente (à ma connaissance nos
rapports n’ont jamais été aussi schématiques que « tu me donnes…je te rends. »)…tu
restes muet. Je te connais assez pour savoir que ton silence est réfléchi, ton
silence est une forme de distance entre l’anecdote et l’affect. Mais soyons
sérieux … ce soir-là je n’ai fait qu’essuyer des remarques qui a défaut d’être
drôles étaient vraiment acides. Le genre d’acide qui fait fondre les
certitudes. Tu ne devrais pas sous-estimer ton capital vexant. Je peux
encaisser les remarques débiles en mode… « Boris il est négligent, égoïste,
excessif, immature… blah blah blah» Pourquoi pas ! Mais aller jusqu’à
la caricature du Boris qui profite…qui utilise…qui se sert de … vraiment à quel
moment tu as trouvé ça drôle ?
Je ne pense pas que tu aies
cherché à être drôle, je pense qu’il y a une intention derrière tout ça. Mais
comment en arriver là, de nulle part…en arriver là ?! Tu me connais, tu
connais ma sensibilité et tu sais que ces mots sont assez réfléchis pour me
faire vaciller…Mais laisse-moi te dire une chose, j’en ai marre de vaciller, de
brin baller, de me retrouver dans les cordes pour des raisons ou des motifs que
je ne contrôle pas…Qui ne me regardent pas où dont on n’a pas cherché a
partager avec moi la raison d’être. Je voulais et je me réjouissais de passer
un moment avec toi et sous prétexte que je n’étais pas assis à tes côtés…en sommes-nous
là ?
Non, c’est impossible. J’ai parlé
d’intelligence plus haut et ça ne colle pas, ni avec toi, ni avec l’image que
je me fais de moi. Peut-être, ai-je une mauvaise image de moi…peut être devrais-je
me remettre en question…
Je le fais tout le temps, en tout
cas à chaque fois que tu as pu ma lancer une de ses piques dont tu sembles
avoir le contrôle absolue (et parfois à juste titre…Tu m’as fait grandir, tu m’as
responsabilisé sur beaucoup de plans et envers beaucoup de chose, c’est indéniable)…Chaque
fois, je me suis dis… « C’est vrai, là il a raison, t’es con Bob ».
Et tout ça sans parler des conneries que j’ai pu faire et dont je serai mort de
honte si tu l’apprenais. Mais là je ne comprends pas…Ni le sens, ni l’intention.
Ce soir il m’est impossible de trouver le sommeil, il est 3h54…et tu dois bien
dormir. Je ne dors pas moi. J’arrive pas a comprendre que tu ne sois pas
capable de répondre à 2 SMS que je t’aies envoyé, qu’après m’avoir clairement
fait comprendre que je n’avais pas ton intelligence, tu aies pu me reprocher de
ne pas être resté plus longtemps avec toi sous prétexte que tu m’avais invité…
Je n’ai jamais été aussi en
colère contre toi. Finalement pas à cause de ces manières puériles d‘essayer de
me dire je ne sais quoi…mais juste pour une fois de n’avoir pas été à la
hauteur. Mais je ne m’en fais pas, ça m’est arrivé aussi, et ça m’arrivera peut-être
encore. Mais aujourd’hui toi et moi, si on veut grandir ensemble, on doit être
capable de l’entendre. Moi je l’entends…
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