dimanche 25 avril 2010

Marie à tout PRIX ?

5h46.

C’est une évidence, j’ai besoin de parler. De tout. Tout ce qui m’entoure, me déforme, me déçoit, me conçoit dans une certaine mesure…Je pense pas avoir besoin d’être un génie pour observer les gens. Les gens des villes. Les gens des « regarde moi bien, je fais semblant de correspondre à ce que tu veux… ». Il y a de tout dans les grandes villes, et finalement tous les soleils se lèvent et se couchent, quoi qu’il arrive dans les grandes villes et AILLEURS…Les gens…les gens …faut que j’arrête d’utiliser ce mot pour désigner tout ce à quoi je veux pas correspondre, pourtant, ça me renvoie à ce que je voudrais être, un mec normal qui rentre le soir avec une pouf, la pouf parfaite que tu rencontres en boite et qui est juste là pour prendre sa dose, sa dose de tout, de cul, d’oublie, de drogue. J’ai l’impression d’être quand même un peu seul. Je suis seul. Et qu’il ne t’en déplaise, je suis rigoureusement seul. Je sais que tu liras ses mots, et finalement ils sont ‘Kulturellement’ pour toi. Je pense à toi. Je sais que tu es là, à ta façon, et cette façon me fait avancer, grandir. Tu sais par moment je me sens con. Con ce devoir en parler, con de le dire ici, même si je sais que tu es le seul à checker ce que je poste ici, y’a une partie de moi qui se demande si c’est pas un aveu d’impuissance…Ok, à l’évidence je suis à 2 grammes, et d’autres choses contribuent à ce tsunami. Finalement je suis fragile, trop pour tout ces excès qui s’offrent à moi. Le monde est fait d’excès auxquels il faut trouver la force de dire NON, d’être COHERENT. Il est 6h00, 14 minutes, pour dire quoi ? Et surtout pour dire pas « quoi » mais comment ? Sans fautes, car je sais que ça compte pour toi (y doit en avoir, excuse moi), et que du coût (celle là est belle nan ?) ça compte pour moi. Les accents, c’est un truc que j’ai toujours trouvé inutile, chiant, sur les A, les U…bref, y’ a une partie de moi qui aime l’essentiel, et je crois (sans aucune prétention) que ça fait une de mes qualités…et aussi une de mes faiblesses. Le diable se cache dans les détails dirais tu, le détail qui tue c’est celui qui me fait défaut, et qui fait que je suis là, ce soir, avec TOI. Est ce que tu m’entends, est ce qu’une partie de tes antennes nocturnes me reçoivent ? J’espère… car j’y crois. Ce soir, y ‘a t-il un truc intéressant a raconter sur « ce soir » ?

Je suis excessif, je ne sais pas d’où ça vient, j’ai un besoin de passion, de danger, d’engagement, enfin quand je parle avec des gens, je ne me cache pas, je ne simule pas, je gagne rien car finalement je perds beaucoup. Je le sais, je vais rencontrer un mec, une nana, un vieux, un artiste, et c’est forcement une histoire que je vais vouloir vivre. Je veux recevoir un truc de toi, parce que moi, j’ai pas menti, j’ai pas fais semblant, je t’ai rien fait croire…alors balance moi du lourd bordel et arrête de prendre la pose. Mais la pose c’est devenue une religion, et le statu quo…le chapitre d’un testament qu’on pourrait intituler « éloge de la sagesse vue par un trouillard »…Mais c’est grâce à ça que le monde tourne, je veux dire dans le bon sens, toujours est-il que le bon sens est à déterminer, pour qui, pour quoi ?

Honnêtement est-ce que je me pose les bonnes questions ?

J’ ai besoin d’aimer, le temps passe, et rien ne se passe. Pour un tas de raison que je contrôle, car je pourrais faire le beau, danser comme une connard, porter un polo saumon et faire style…faire style de te faire croire ce que tu veux, juste pour te baiser, j’ai quand même du mal à croire que l’amour se cache là, que le temps ne dévasteras pas cette illusion avec l’aide d’une maladie couvée par la frustration. Mais je deviens frustré, en fait…frustré par mon bonheur que je suis incapable de partager, incapable de négocier. Je suis nul en affaire. Baiser les gens me fait trop mal au cœur, faut que je demande pardon quand mon naturel s’emporter sur des points comme l’honneur où le respect. On va aller se coucher dit « BOB », il est 6h25, et ce que tu dit n’apporte plus rien. Bonne nuit, et merci Marie de ne pas m’avoir donné ton numéro, de m’avoir montré le seul visage honnête de la soirée.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Mes antennes étaient en éveil, alors je suis venu. j'ai lu, je ne veux pas écrire, je veux te parler en vrai, je veux qu'on passe une soirée à deux au resto, boire un coup, se promener dans la ville. tu me manques. Tu as raison je suis là...

Anonyme a dit…

Au fait, arrête de te préoccuper de ce que sont les autres, sois toi. Je t'aime.