mercredi 21 avril 2010

Conor ?

…le bruit d’une feuille qu’on balance derrière soi et qui effleure le sol…presque tendrement. Tous ses mots posés dessus restent silencieux, personne ne doit être réveillé.

Le souffle d’une fenêtre qu’on claque pour pas attraper froid, les rues qu’on traverse en ne laissant que l’ombre de sois même pour aller retrouver un lit double fissuré.

J’ai le cœur sur les épaules et la tête (heureusement) bien accrochée, et si le manque de rigueur te vient à l’esprit en pensant à moi…j’ai bien l’impression d’être d’une exigence redoutable quand au temps que je préfère ne pas partager, au risque de le voir lui aussi volé par la mauvais personne.

On devient tous quelqu’un, je crois…en tout cas les gens qui m’entourent deviennent ce qu’ils sont. Pas grâce à eux même, ils sont juste entourés de choix qu’ils partagent avec un(e) autre, et ça fait d’eux ce qu’ils sont. Moi j’ai retrouvé quelqu’un avec qui j’avais été une autre personne il n’y a pas plus 2 ans de cela, et ce soir, je me sens déjà si loin et elle, si différente. Ce genre de traversée éveille forcément un sentiment assez difficile à décrire, entre nostalgie et évidence, une évidence qui de toutes façons, ne pouvait pas en être autrement, en fait c’est ça une évidence, je fais aussi le dictionnaire à cette heure ci !

Y aurait il un sens a tout cela, il doit bien en avoir un…ça commence a faire long comme devinette je trouve, pourtant je garde plus de la moitié de mon livre en page vierge et toutes excitées à l’idées d’être effleurées par la plume de cette absence en sursit.

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