mercredi 26 mars 2008

Bonne question !

On ne peut pas en parler sans regrets, je veux dire lui et moi…

Quand on en discute ensemble on en revient toujours au même. Se remettre en question, je peux le faire, arrêter le ciel de pleuvoir, c’est impossible. Pourtant c’est bien la sensation qui m’étouffe, comment faire arrêter ce bruit de goutte d’eau sur le velux. Le genre de bruit qu’on adore au lit avec quelqu’un qu’on aime, qu’on déteste dans les moments de doute.

Une petite voix, le fameux marteau de Platon si mes souvenirs sont bons, celui qui est sensé te taper sur la tête afin de t’interroger sur la fameuse question de la « réalité », je le sens bien tenter de me ramener ici, sur les rives de la raisons. Je l’emmerde à vrai dire, je ne sais pas qui de Platon ou la raison j’emmerde le plus, toujours est-il qu’une discussion se fait à deux, et que seule la discussion fait avancer le monde, le monde intérieur, mystérieux vaste et confus.

Tout cela est bien flou, tu veux en venir où Bob ?

Tes mots sont bizarres, vide de sens…

C’est ce que je me tue à te dire, j’arrive plus à te parler, enfin à te toucher. Je me souviens, gamin, j’avais appelé mon ange gardien « Jack » et j’ignore encore pourquoi, mais bien que je ne connaisse rien de l’Amérique à cet âge, il était américain…J’avais, à douze ans, écrit à l’ambassade américaine pour avoir un drapeau US…Jack qu’est ce que tu fous encore dans ma tête, pourquoi fallait-il qu’à douze ans tu m’emmerde déjà avec tes doutes sur ton identité, sur cette foutue place à occuper dans ce monde…

La vraie question est la suivante, est-ce que sans ‘doute’, je serai susceptible d’avancer, de me poser les bonnes questions. Une autre VRAI question, qu’est ce que tu veux atteindre ?

Et comment l’atteindre vraiment…être cohérent…à quoi bon, pour qui, jusqu’où ?

Mais enfin Bob, tout ça reste vague, et j’y comprends rien !

Ok, laisse moi t’expliquer en deux mots. (ok un peu plus…)

Une partie de moi est arrogante, prétentieuse et sans doute suffisamment fier pour considérer que c’est elle qui doit avoir raison. Entendons par TOUT, ce à quoi je n’estime pas appartenir et qui pourtant flirte avec moi : la médiocrité, l’absence de réflexion, l’action spontanée parfois sans réflexion, le regard…l’horizon qu’on veux atteindre, quelqu’en soit le prix.

Je veux le toucher, pas du bout du doigt, plutôt l’étreindre d’une poignée vaillante, celle qu’on donne à un vieil ami, heureux de l’avoir retrouvé après tant d’années…

Que cette fin de semaine (festival, refus, amertume….doute !) me donne l’occasion de découvrir un horizon qui me sera donné d’atteindre, qui me permettra de remettre en cause mon système qui pour l’instant s’insurge contre le reste, comme un ennemi convaincu du bien fondé de son action…Un dirigeant chinois contre le Dalaï Lama…c’est ce à quoi ça que je pense, actualité oblige.

J’en saurais plus sur ce retour à la réalité d’ici quelques jours. Si le coup de marteau tombe, ça fera un échos suffisamment long entre les murs de mes espoirs pour que seule la fuite trouve une place dans ce bordel.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Toi, tes questions souvent. Moi, tes réponses parfois.
Peut-être avons-nous à un moment de nos vies incarné respectivement nos Jacks.
Nous sommes très loins l'un de l'autre maintenant. Dans l'espace et dans le temps confondus, devenus distanciés.
Pourtant, aujourd'hui, je pense encore à toi, à la passion partagée et à nos partages passionnants.
Tu me manques beaucoup, souvent.

Anonyme a dit…

Je te laisse mon adresse qui te servira sans doute.

mickuba@hotmail.com

A très bientôt Boris.