samedi 6 novembre 2010

une chemise à carreauX

Ça aurait pu s’appeler : le gang bang, l’univers et ta mère…mais finalement ça s’appellera juste « pas ». Il n’y a pas de raison d’être à mon propos.

Je pense à l’anarchie qui a du bousculer la création de l’univers et je la retrouve dans ma confusion des sentiments. La solitude est un délice, qui derrière son aspect sucré savoure le déluge qu’elle est capable de provoquer. Y a t –il une limite au delà de laquelle on se doit d’aller, un caillou qui se doit d’être balayé par un vulgaire coup de pied tout contre un sol sableux, j’en sais rien, et je m’en tape, les cailloux…je passe un temps fou à les piétiner, les râper contre l’asphalte, les dégommer. J’aime pas la branlette intello, j’écris juste pour moi, et pour les larmes que m’inspirent les délices d’hivers. Il fait froid et pourtant un moustique vient de me piquer, cette nuit va être chiante, nulle et longue. Et…oui ! ces putains de cailloux doivent être emportés par nos pieds quand ils croisent nos chemins. C’est mon point de vue, j’adore le faire, j’adore aussi me planter.

Je sais (ou pense savoir) trop de chose. Chacun vaque à son destin, péniblement… et dieu merci je t’ai vu avant de mourir (RIP Bashung). Il y a dans tes mots tellement d’inspiration, de racine…cette mémoire collective, quand on la tient, elle nous tient à son tour, et elle t’enfonce comme on enfouirait un gamin sous la couette du plaisir. La couette, le lit, le plaisir…c’est des mots qui me renvoient très loin, dans les limbes d’un souvenir qui se confondent dans un rêve. Pourtant, j’en suis sure, j’avais peut être 3 ou 4 ans, mais l’odeur de sa chemise est restée gravée dans ma peau, et ça doit être ça qui fait que les moindres faits et gestes de ta part me perturbent, me font perdre « mon » horizon. D’amour…finalement, est-ce de ça dont il est question : une odeur de cheminée, de cendre, de campagne, ça me piquait le nez, c’était bizarre, c’est bizarre que malgré le fait de n’avoir jamais oublié, je ne le verbalise que ce soir.

J’en sais rien, je me demande assez souvent si le fait d’être pommé est en soit une bonne chose. C’est juste pour me rassurer que je me pose cette question, car à l’évidence je suis en plein milieu d’un océan, sur une barque sans voile, sans moteur…mais avec une putain de foi dans les forces de la nature. Et je sais que le vent, même quand il fait mal parce qu’il est soufflé trop froid, il te fait avancer.

Je respire comme quand on vient de pleurer, sans être triste…par saccade. Je sais que j’ai besoin de vous, et pourtant nos corps parlent une langue différente. « Fuck you’re fucking fucks ». ça j’adore, ça a le mérite d’être claire. J’aimerai tellement que le monde soit clair avec moi.

Je vais te laisser Boris. Bonne nuit. Savoure tout ça, car même si ça a un gout dégueux, c’est au moins ce que tu veux pour toi à ce moment précis, sinon tu serais pas là, nan ?

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Quand il n'y a ni voile, ni moteur, il reste les rames...PS/ je n'ai pas de chemise à carreaux...