jeudi 10 janvier 2008

Dans un train noctambule, en Roumanie...

Une idée comme ça, qui ne mène nulle part…


La sensation est étrange, le vide coincé entre un million de question sans réponse…Pourtant autant de scénario possible se bousculent dans le couloir anesthésiant du salon funéraire.

6 heures Qu’Alix, adossé contre un banc en plastique imitation bois fantasme la courbe sensuelle d’une fuite immédiate. Le genre de fuite qui retient en elle le secret d’un délicieux choc, semblable à ce corps bouillonnant d’hémoglobine hystérique qui tombe dans le fluide tranchant d’une eau fraîche et vive. Un corps, une falaise, de l’eau…L’idée est là, Alix l’embrasse de toute son imagination et fuit. Une nouvelle naissance au monde, le souffle coupé de son inspiration, un poids qui s’installe dans le creux de son cerveau et remue autant que la queue d'un chiot impatient…S’évanouir, non le plaisir est là, dans cette légère douleur, le picotement généralisé envahit son système nerveux en guise de prix a payer pour une éphémère sensation de pureté retrouvée.

Une maladroite main l’extirpe de la noyade, les vêtements dégoulinants il croise le regard de tous ces imbéciles, qui en guise d’une tape sur l’épaule s’excuse de ne pas trouver les mots justes.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est bizzare cette sensation que j'ai que tous tes mots m'échappent, sortent de mon champ, que je ne les comprends pas, qu'ils sont pour moi vide de sens au sens primaire du mot "sens"...Trop complexes pour moi...

Anonyme a dit…

la poésie ne se lit pas, elle se recent

delphine (valfresco)

Anonyme a dit…

Elle se ressent (deux "s") et s'orthographie...ça lui donne plus de valeur...Le ressenti n'empêche pas la compréhension, juste histoire de partager...sans rancunes