mercredi 7 mars 2007

Nocturne_

Ne pas savoir ce qu'il y a derrière la porte du fond du jardin, celle qui, recouverte de lierre donne sur un immense champs ou rien ne pousse depuis longtemps. On y est souvent attiré à cet endroit, à force de jouer dans le jardin, la balançoire finit par me donner la gerbe. Et pourtant j'ai rarement franchi les barbelés, peut-être une ou deux fois pour aller récupéré le ballon qui était passé au dessus...
Putain, ça fait depuis 2004 que je suis coincé sur ce gazon bien tondu, attaché à un boulet, ou peut être le boulet lui même (t'as bien raison sur ce point petite chatte), mais un type de boulet révolutionnaire. Pas du genre qui te coule au fond de l'eau, ou t'emporte dans un précipice sans fond, nan le mien il est assez spécial.
Il flotte, il ne se pose jamais plus, le flottement c'est comme faire pause sur une image et la regarder de tous les points de vue imaginables, le truc c'est que si le temps du film est arrêté, celui de la vie continue.
Y'a pas de doute, j'ai pris un coup sévère, avaler une pilule mutante qui a transformé plein de chose en moi. Je m'en rend compte ce soir plus que d'habitude, les choses normales comme le désir pour quelqu'un, l'irrépressible envie d'être a l'intérieur, l'idée folle de s'abandonner pleinement pour une autre personne, est-ce grave si j'arrive plus a le concevoir ?
ça va durer longtemps ?
J'en viens souvent a penser a ce que j'ai pu ressentir au moment le plus critique de ma relation passée. La terreur, je crois sincèrement que le mot est juste. Si j'en crois ce que les films, l'Histoire, ou les simples récit de personne traumatisées en disent, et bien que la mienne soit toute subjective, c'est ça ce que j'ai vécu. Vivre avec l'impression d'être constamment étouffé par un poids sur la poitrine, avoir les tendons d’Achille sectionnés, mais devoir continuer d'avancer, parce qu'il le faut, sinon c'est la chute. ça fait chié d'être autant obsédé par soi même, alors que depuis qu'elle est partie, même si j'ai toujours peur d'apprendre sa fin, je suis tellement plus heureux, tellement plus moi même, c'est con ça quand on sait pas vraiment qui on est...
Je vibre de tout mon corps a le tremper d'émotion pour des morceaux de musique, des films, des courses effrénées dans des paysages sauvages, et j'arrive pas a entrevoir un début de relation avec quelqu'un qui pourtant n'a que des qualités.
J'aurais du en parler plus tôt, il me l'avait dit, il me l'a dit plusieurs fois, chaque fois qu'il me demandait "Et toi, comment ça va ?" et que je répondais "Bien, moi ça va bien...", alors il ajoutais avec plein d'inquiétude "Ah oui, ça va toujours pour toi de toute façon, c'est jamais important hein..."
...et là, je souriais au téléphone, je me sentait tout nu, tout con comme quand petit je me cachais sous la table pour mettre mes lunettes sans que personne ne le voit.
Faudrait sans doute commencer par là, les lunettes, pourquoi j'ai toujours eu honte d'en porter ?
On se croirait dans une mauvaise analyse de psy formé par abonnement à Télé 7 jours...
Faut que j'arrête, j'ai enfin envie de dormir.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Je me posais la question: "laisserai-je un commentaire?" et c'est fait!
J'admire la complexité informelle avec la quelle tu tends à t'"exprimiser" (c'est un mot que j'invente pour toi). tu dois, j’en suis persuader, continuer dans ce sens, sans encensé d’avantage (la petite chatte et d’accord avec ma…), en même temps les ptites chatte l’on toujours été… Enfin toujours est il que ton histoire de barbelés, assez barbelantesque a vrai dire, ma scotché autant que le dessins animés du club Dorothée de mon enfance, et pour dire Dorothée c’était du sérieux à l’époque, un type de boulet révolutionnaire. Pas du genre qui te coule au fond de l'eau, ou t'emporte dans un précipice sans fond, nan !! Il flotte dans mon cerveau comme une envie de pressentir, j’ai peur de faire le pas, bien que je n’ai pas peur des chutes, bien au contraire, pourquoi ne puis-je ici tombé d’envie ?!!
Vais-je le faire ? Est-ce pour bientôt ? Patience peut être !!
Il faut que je revoie ma notion de patience !!!
Patience, c’est pour bientôt dans un bon moment, enfin nous y somme presque, presque au début de ma nouvelle attente, vais-je attendre d’attendre encore ? Et pourquoi le ferais-je ? Tiens une nouvelle question m’est surgit. Il va falloir que j’y réponde avant de commencer à attendre ! Du calme, de la concentration et de la patience il ne faut pas que je me précipite. Alors ! Alors… alors je ne sais plus ! par où dois-je commencer ? Ce n’est pourtant pas bien compliqué, mon oncle disais toujours : « ouves les yeux te vero clair !». J’ouve les yeux ! …
…Je suis comme essoufflé, mon cœur est pris, pris d’un vide encombrant, il pompe ma clairvoyance ambiante, je perds mes repères…
Les barbelés, ça y est je les vois ! C’est là que je dois allez attendre. Attendre que me revienne les idées claires, garde les yeux ouverts. Mais, un instant ! Ses barbelés n’était t-il pas source d’inquiétudes ? Je ne sais pas, pas le temps d’attendre pour attendre plus tard, je fonce. Mais j’avoue que je frémis de peur en passant ses piquants, perforants, aigus, pointus, cuisants, pittoresques, mais agréables ronces… ça y est je me suis piqué pénétrants par delà les chevaux de frise si émoussés échardonnant ma peur ! je respire bientôt à bon rythme.
Cette instant ma semblais si long ! Ça c’est de la relativité pur. Une action si bête que celle-ci peut paraître si longue, un homme bien peu bête autant que peu intéressé, comme on en fait peu aujourd’hui, disait : « Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité. »
Rien… rien d’anormale alors que je découvre ce qui m’entoure. Oh ! bien sur c’est différent, mais différent pour quoi ? Où pour qui ?
Je suis et il n’y as rien de brutal ! si ce n’est que je suis secouer. Cependant je ne le suis pas moins de l’autre côté du barbelé ! à moi de choisir mon côté ! Quoi que… peut être suis-je assez fort pour en changer de côté sans arrêt ?!! Qui sait ?!!
J’attends ! Quoi ? J’attend de ne plus attendre c’est ça ! S’en est trop ! La patience n’a de vertu que pour qui ceux qui ne savent attendre ! Là !

Cookie ou Kros a dit…

Je te suis difficilement Kevin

Cookie ou Kros a dit…

Bobby, tout ça me fait penser à nos discussions à ce sujet. Le nouveau bobby est "libéré" mais est tjs à la recherche d'UN(E) amour, non pas de L'amour.
C'est difficile d'être soi-même quand on partage sa vie, ses sentiments avec Qqu'un... parfois il est dûr aussi de trouver son autre quand on est bien avec soi-même, non par nombrilisme, mais je dirai par égoisme...
Oui égoisme, il n'y a rien de drôle à dire ça.
Bref tu me comprends petit Péteux et intello ;-)